Les Conti n’avaient pas le moral aujourd’hui. Quelle triste ambiance !

« Rendez vous compte, j’ai 53 ans, qu’est ce que je vais devenir ? » dit Jacques qui a travaillé toute sa vie à Clairoix. Ou bien Françoise qui raconte à ses collègues « mais je ne sais même pas comment on fait pour chercher du travail ! Je n’ai jamais eu à le faire. Quand je suis rentrée ici j’avais 17 ans, et j’y suis rentrée parce que toute ma famille y travaillait ; c’était presque normal ! »

C’est vrai qu’Englebert, puis Uniroyal et maintenant Continental a accueilli des générations entières. « A l’époque c’était une bonne société, dit Michel, 57 ans. On y était bien, le travail était dur mais on avait des copains ici. C’est bien loin tout ça ! » Reprend-t-il, avec une certaine émotion dans la voix.

Combien tout  comme Françoise,  Michel ou Jacques se retrouvent aujourd’hui démunis face l’incertitude de l’avenir. Leur quotidien a chaviré ce 11 mars dernier.

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