Les “Conti” descendent dans les rues de Compiègne

Dès 7H00 les manifestants arrivent devant l’usine de Clairoix, tous vêtus de la veste noire Continental  Clairoix et des autocollants traditionnellement  apposés sur les pneumatiques de la marque, collés cette fois sur les manches et les pantalons des manifestants. Des anonymes réclament eux aussi des autocollants en guise de solidarité.

8H00 : départ du cortège vers Compiègne.
Les salariés de Clairoix prennent sur leur passage leurs collègues des entreprises voisines.
Le cortège arrive enfin Cours Guynemer à Compiègne.

L’émotion est au rendez vous

cortege manifestation

cortege manifestation

C’est un cercueil porté par 4 Conti qui ouvre le cortège.
Sur le drap noir qui recouvre ce cercueil ; quelques mots qui en disent long sur le sentiment des salariés de Clairoix : « 1938 – 2010 » 3000 personnes.

Une grande émotion envahit les autres grévistes. Les Conti qui depuis quelques jours maintenant ont réussi à rallier à leur cause des milliers de personnes, touchent encore une fois le cœur de la population.

Plus de 1000 emplois qui partent en fumée

manifestation 19 mars

manifestation 19 mars

Derrière eux des milliers de manifestants. Compiègne n’avait jamais vu autant de monde dans une manifestation. Entre 12 000 et 15 000 participants, selon les sources marchent dans les rues de Compiègne, sans violence ! Juste quelques pneus brûlés de part et d’autre symbolisant la mort d’une usine et la suppression de 1120 emplois et plus si l’on y ajoute les sous traitants qui travaillent pour Continental.
La manifestation se terminera sur la place de l’Hôtel de ville ou là encore quelques pneus sont brûlés. Xavier Mathieu, délégué CGT de l’usine de Clairoix, prend une nouvelle fois la parole pour exprimer les attentes des Conti ; espérant de faire entendre des politiques pour un gel de la procédure en cours.
…Et pourtant l’équipementier automobile a confirmé  qu’il«ne reviendra pas» sur la fermeture prévue de l’usine de Clairoix d’ici un an (8 millions de pneus par an). Le groupe promet  de fournir une aide financière au reclassement et des indemnités conséquentes, hors dans notre bassin de travail, l’emploi industriel est  déjà dévasté. « Alors où peut-on reclasser ? Là où n’y a pas d’emploi! »

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